Comment bien se nourrir lorsqu’on vit avec le VIH?

Comment bien se nourrir lorsqu’on vit avec le VIH?

Comment bien se nourrir lorsqu’on vit avec le VIH?
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Le VIH est certes une maladie lourde et contraignante mais elle ne signifie pas pour autant qu’il faut se priver de tous les plaisirs de la table, bien au contraire. Comme beaucoup de maladies qui nécessitent un traitement important et quotidien, le VIH implique des troubles digestifs plus ou moins importants. On constate le plus souvent une diminution de l’absorption des nutriments par l’intestin, des maux de bouche, des maux de ventre (diarrhées, constipation, crampes abdominales, nausées, vomissements), une diminution de l’appétit, un mauvais fonctionnement des organes digestifs ou encore une baisse du système immunitaire. Je vais vous donner quelques conseils alimentaires dans cet article mais en aucun cas ils ne remplaceront ceux du professionnel de santé qui vous suit.

Il est reconnu que l’alimentation joue un rôle bénéfique pour les patients atteints du SIDA : elle permet de combler les besoins accrus en nutriments et en énergie, en les aidant à combattre les infections.

Le VIH s’attrape de trois manières principales :

  • Par le sang (matériel médical, transfusions sanguines, échanges de seringues pour consommer de la drogue, ….)
  • Par le liquide séminal,  le sperme, les sécrétions vaginales ou encore le liquide rectal (souvent lors de relations sexuelles)
  • Par le lait maternel

Il peut être dépisté avec un test traditionnel, un test résultat rapide (TROD) ou encore via un autotest VIH.

Les besoins nutritionnels

Les besoins des patients séropositifs augmentent en moyenne de 10% par rapport à une personne bien portante et lorsque les symptômes apparaissent on passe alors de 30 à 50%. Il est donc indispensable de combler ces besoins grâce à l’alimentation.

Cependant, l’apport alimentaire se doit d’être également équilibré pour conserver ses bienfaits sur le patients et ne pas lui provoquer des troubles ou de nouvelles maladies liées à l’alimentation. Ainsi les personnes conserveront un poids corporel normal et pourront lutter efficacement contre les maladies chroniques liées à cette maladie.

Recommandations journalières

  • Consommer des fruits et légumes à chaque repas. Ils apportent des fibres végétales qui régulent le transit parfois déréglé par les médicaments. Ils apportent également des vitamines et minéraux indispensables au système immunitaire pour lutter contre les infections.
    Il faut donc apporter une source de légumes et de fruits à tous les repas. Il est préférable d’éviter le plus possible les cuissons afin de ne pas détruire les vitamines et conserver toute leur efficacité. Sinon, utiliser des cuissons rapides comme la vapeur ou les faire bouillir.
  • consommer une quantité suffisante de protéines. Elles se retrouvent dans les viandes, les poissons, les œufs, les légumineuses. Les protéines veillent à maintenir la masse musculaire et à lutter contre les infections.
  • Boire beaucoup d’eau : environ 2 litres par jour sont nécessaire. Tout d’abord pour que le corps puisse métaboliser les médicaments (ndlr : rendre le médicament efficaces dans le corps grâce à plusieurs substances dont l’eau), éviter les effets secondaires et aider à réguler le transit lors de diarrhées ou de constipation.
  • préférer les graisses végétales qui apporteront des vitamines liposolubles (vitamines A, D, E, et K). Ces graisses végétales se retrouvent dans les huiles, les graines oléagineuses comme l’arachide, le soja et le sésame, l’avocat. Attention au cholestérol qui peut augmenter à cause de certains traitements médicamenteux. Il sera alors nécessaire de limiter la consommation de viande rouge et de produits laitiers . Il arrive parfois que le patient rencontre des problèmes pour absorber les graisses, il faudra donc limiter leur apport.
  • Consommer des produits céréaliers complet : riz complet, pâtes complètes, pain complet…

Conseils pratiques

  • Plusieurs repas par jour: si la personne manque d’appétit ou que l’ingestion d »un repas complet est difficile, il est judicieux de faire plusieurs petits repas par jour. Dans certains cas, on peut grignoter tout au long de la journée. Il est alors conseillé d’avoir toujours de la nourriture à portée de main que l’on se trouve chez soi ou à l’extérieur (fruits, yaourts, fruits sec, boisson lactée…).
  • Apporter une attention particulière à la présentation des plats: plus ils sont attrayants, plus on aura envie de les manger
  • Pratiquer une activité physique régulière: elle permet de stimuler l’appétit, de conserver la masse musculaire, de lutter contre la dépression.
    Il n’est pas nécessaire d’avoir une dépense physique importante : le yoga, le stretching, la natation ou la marhce à pied de manière régulière suffisent.
  • Lors de douleurs de bouche : veiller à mixer les préparations, à consommer des purées afin de facilité la prise alimentaire et à limiter les douleurs.
  • lorsque la personne manque de salive, elle peut mâcher un chewing-gum avant le repas pour augmenter la production de salive et rendre plus agréable la mastication.

Conclusion

Les personnes atteintes du VIH réclament souvent  un apport énergétique plus important qu’une personne bien portante. Il faut donc veiller à apporter une ration alimentaire suffisante (c’est à dire de l’énergie via les aliments) afin que le patient ne soit pas sur-exposé aux infections, à une plus grande fatigue ou à une perte de poids.

Le médecin ou professionnel de la santé donnera des recommandations précises en fonction du traitement médical prescrit. Il pourra, si besoin, prescrire des compléments alimentaires qui seront à ajouter au régime alimentaire.

Il est très important que le patient prenne conscience que son alimentation joue un rôle important dans son bien être physique et psychologique. Il conviendra dans certains cas, lorsque la personne n’arrive pas à s’alimenter normalement, qu’elle consulte une diététicienne afin de recevoir des conseils utiles. Ainsi, il pourra retrouver de l’appétit et reprendre du poids.

Poursuivre la lecture avec le sujet VIH/Sida : les malades ont besoin d’une alimentation équilibrée, rappelle le PAM

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